31 mars 2009

Montage


Aujourd'hui, premier jour de vrai montage du PORTAIL avec Dan chez une boîte de post-prod qui nous prête gentiment une salle. Dans la pièce d'à côté, ça monte L'ELEGANCE DU HERISSON (cherchez pas), au deuxième étage, y a Kounen qui fini son film sur Coco (non pas celui-là... pas celui-là non plus... l'autre).
On est dans une petite salle bien sympa, tout pépère, dans notre coin. Les images rendent bien et, pour l'instant, aucun souci technique. J'ai scotché deux gros morceaux de gaffer sur l'écran pour simuler le futur scope. Artisanal...
Ca va durer comme ça jusqu'à vendredi. Tranquille.

19 mars 2009

Des photos du PORTAIL



Quelques photos du tournage de mon court-métrage LE PORTAIL sont disponibles ici.

Y a pas encore grand chose mais faut être patient pour la suite.

2 mars 2009

Clap de fin


Bon bah me revoilà revenu d'une semaine de folie. Pur tournage de 6 jours, exténuant et exaltant.
L'ambiance était incroyable, l'équipe soudée, les repas (du soir) fun, les images superbes, les acteurs généreux...
Perso, j'ai vécu un truc super fort et j'ai hâte de monter tout ça. Encore un enormissime merci à tout le monde, vous m'avez fait un magnifique cadeau que je risque pas d'oublier.

22 février 2009

Prêt à tourner Hibulaire


Bon ben c'est parti demain pour 6 jours de tournage sur LE PORTAIL, mon nouveau court-métrage. L'équipe est en place, les acteurs choisis, le matos entre nos mains...
Je balancerai des photos très prochainement. Si vous voulez passer sur le plateau, passez moi un petit coup de fil.
Comme disait mon prof Max: "Ca risque d'être intéressant"...

18 février 2009

J -5


J-5 avant le début du tournage de mon film.

Je suis dans un état d'excitation non-stressée assez sympa. Les journées sont bien remplies mais pas du tout angoissantes. Ce qui est fabuleux c'est de pouvoir bosser direct dans un BUREAU. Genre un vrai BUREAU quoi. Avec des mecs derrière des portables qui préparent le film, s'interpellent de derrière leurs écrans et font des walk and talk sur 1 ou 2 mètres.

Sur le mur on a le plan du collège où on va tourner. Sur la table j'ai des story-boards éparpillés de çi de là. Le chef déco vient régler un problème. Tel ou tel acteur t'appelle pour répondre à une question. Ca tue.

Le plus chaud dans l'histoire c'est d'arriver à apprécier tout ça, d'en profiter un maximum, de se baigner dans cette atmosphère d'énergie positive (vu que dans 10 jours, c'est fini), tout en gardant l'esprit sur le film.

Comme dit Xavier le chef op', "Sympa, c'est pas un métier". Et au final tout le monde s'en branle de savoir que l'ambiance dans le bureau était super sympa, qu'y avait des dessins au mur où je-ne-sais-quoi... On dit que "Pain is temporary, film is for ever". Mais le pleasure il est temporary aussi et tout ce qui va compter c'est les photons qu'on va balancer sur le capteur.


Mais bon bref c'est super exaltant et ça fait plaisir de se sentir entouré et encouragé. Avec Noony quand tout ça a commencé je sais pas si on imaginait que ça deviendrait un aussi gros truc. Ca reste un court, mais à mon échelle là je suis dans TITANIC hein. Comme dit Mufti, il paraît loin le temps du 720x576.

J'ai reçu un mail l'autre jour avec l'horaire d'une réunion pour jeudi. Et dans les adresses en en-tête, y avait le nom d'un mec que je connais même pas. Pour quelqu'un qui a eu l'habitude jusqu'ici de faire le gros du truc lui-même, de savoir qu'y a un INCONNU qui va bosser sur mon film, ça fait étrange... mais c'est fun.

Bref le truc est en de bonnes mains. Tout le monde semble compétent et surtout assez chaud.

Reste à transformer la bonne ambiance en bon film...

29 janvier 2009

Une affaire de moral(e)

Je suis allé voir CHE - PART 2 (ouais c'est ça le vrai titre) hier soir, dans le cadre du début de ma rétrospective des "films en retard" (LES NOCES REBELLES, VALKYRIE, SLUMDOG MILLIONNAIRE, le magnifiquement titré RELIGOLO...). A un moment, Soderbergh fait un travelling depuis une bagnole qui suit la jeep du Che parcourant les chemins sinueux des montagnes boliviennes.
La caméra suit la voiture et tremble, saute, s'agite, sans doute à cause de la route de graviers. Vraiment, la caméra bouge beaucoup!
Et voilà... c'est ça que j'adore dans les films hollywoodiens ou les films à gros budget: tout est le fruit de ton CHOIX. En tout cas rien ou presque ne paraît subi.
Si moi j'avais fait ce même travelling derrière la jeep, aussi tremblotant, on aurait pensé que j'avais pas le choix, à cause de mes moyens. Que j'ai du me contenter d'un travelling vibrant. Mais on sait que Soderbergh pourrait faire un travelling stabilisé... donc il a forcément CHOISI l'effet qu'on voit à l'écran.
Bref c'est un truc auquel je pense assez souvent ces temps-ci.
Bon sinon la prépa de mon court avance bien. J'ai les principaux membres de mon casting, l'équipe se met en place (un chef op' y a deux jours, une maquilleuse hier, peut-être aujourd'hui quelqu'un à la déco).
C'est assez exaltant à vivre. Je recommande.

19 janvier 2009

Battleship Grey

La (trop) vaste majorité des films français sont tournés à Paris.

A Paris il fait souvent gris.

Est-ce pour ça que la plupart des films français ont une image toute grise ?

Vous avez deux heures.

6 janvier 2009

Pré-production

Ce triangle, on le connaît bien. C'est celui qui te tourne dans la tête constamment quand t'es en train de préparer un film.

Là, théoriquement (et même concrétement), je suis en pré-prod sur mon nouveau court-métrage. Alors évidemment j'ai toujours ce petit triangle en tête, sachant que je ne peux avoir que deux des trois pointes à la fois.


Je peux faire un film rapidement et économiquement, mais il sera nul.
Je peux faire un film rapidement et bien, mais il coûtera cher.

Je peux faire un film économiquement et bien, mais ça prendra du temps.

Evidemment, aucune des trois options n'est pleinement satisfaisante. Sachant que j'ai peu d'argent, je peux pas faire travailler les gens longtemps. Rien que ça, ça fout tout en l'air. Donc something's gotta give (tout peut arriver heuheuheu) et il faut sacrifier un peu de tout, en essayant de sacrifier le moins possible la qualité.

C'est un jeu de vase communiquant constant. Et mine de rien, c'est assez exaltant.


Ce qui est bien dans cette histoire, c'est que je sens énormément de bonne volonté autour de moi. Guillaume est bien remonté. Les gens chez qui on va tourner, autrement dit la mairie de Marcoussis, sont adorables et très ouverts. Je suis en train de constituer une bonne petite équipe régie. J'ai une copine que j'aime beaucoup en scripte. J'espère avoir mon pote Clément en assistant. Donc tout va bien.

Alors évidemment cette pré-prod ne ressemble pas à ce fantasme que moi le cinéphile geek peut en avoir. Autrement dit, être Peter Jackson et arriver chez Weta, regarder des dessins trop bons aux murs, corriger un truc sur un maquillage d'Orque, et ensuite descendre dans une salle de réunion cossue ou une armée d'assistants est en train de marteler le plan de travail, avant de m'envoler pour tchater avec Elijah Wood dans un restaurant d'hôtel.


C'est plus roots (ouais l'expression de l'ancien temps), mais pas moins exaltant. Evidemment, tout est long à faire (se déplacer, attendre les réponses, faire venir les gens). Mais quand on sent qu'on a des gens avec soi, qui sont embarqués dans l'aventure à tes côtés, tout est plus facile.

Ce qui est chiant par contre, c'est qu'il me faut lutter un peu contre l'impression que j'ai de gêner. C'est horrible ça. Tout à l'heure j'ai visité un collège où on va peut-être tourner. Donc la directrice, super serviable, nous promène à travers les lieux en nous montrant les différentes salles, etc. Moi j'avais un caméscope sur moi et à chaque fois j'allais vite fait faire quelques plans dans la salle pour en avoir un bref rendu à l'image. Mais toujours j'avais peur de faire chier les gens qui m'attendaient, qu'ils s'ennuient, qu'ils se disent "Déjà lui on vient l'aider et en plus il nous fait attendre"...


Alors que non. Enfin, j'ose espérer que non. Mais c'est chaud. C'est dur de faire son truc, paisiblement, sans commencer à se mettre des barrières psychologiques. Se convaincre qu'on fait chier les gens. Peut-être que c'est ça la vraie confiance en soi ?

Je sais que quand je dirige des acteurs, j'ai toujours du mal à leur demander de faire beaucoup de prises. Et évidemment je sais que j'ai tort, mais bon.


Bref, tout ça pour dire que je sens beaucoup de bonne volonté et que ça me fait énormément plaisir. Là on va booster les choses vu qu'on tourne dans un mois et demi. Mais tout va bien, je me sens bien, et ça fait plaisir.

3 janvier 2009

Après Passe-Temps et Passe-Partout...

Cette image est absurde quand même...

Bon ça vient de PASSEMERVEILLE, un film de Guillaume Massart (un court, je vous rassure) qui va passer au Cinéma des Cinéastes à Paris le 31 janvier à 12h. C'est au 7 avenue de Clichy.

J'y serai. Je suis assez curieux de voir ce que ça va donner et voir si le père Zad saura mettre son talent là où se trouve sa bouche. Mwahahahaha.

La page Facebook du truc.

11 décembre 2008

Banlieua


A l'époque où je faisais pas mal la tournée des festivals amateurs avec MINIMUM, j'ai eu l'occasion de manger des kilomètres de courts fauchés, tournés en vidéo, avec des potes, et plus ou moins réussis.
Un truc que j'ai remarqué, et que j'ai commencé à trouver de plus en plus (involontairement) génial, c'est que c'est films, bien qu'il soient souvent des resucées de films pré-existants (comédie débile, film de kung-fu, d'action, film d'horreur légerement parodique pour excuser la pauvreté des effets, etc.) montraient des choses qu'on ne voyait pas dans le cinéma français "professionnel" (Léo me tuerait s'il lisait ce message).
En gros, ça montre la maison de papa-maman. Avec la toile cirée sur la table. Ca montre le petit quartier résidentiel de banlieue. Avec les 206 garées à cheval sur le trottoir. Et les petits plots.
J'ai repensé à ça en regardant CODE RADAMANTHYS ALPHA, un court amateur, l'autre jour. C'est de là que viennent les photos. Pour résumer, c'est une poursuite à tonalité mi-action, mi-fantastique. Mais au lieu de se dérouler à Brooklyn ou dans un canal asseché, ça se déroule dans une espèce de mini-banlieue résidentielle française quelconque et très vraie.
Et autant le cinéma américain est très suburban, autant le ciné français, peut-être grâce au poids démesuré de Paris dans sa production, reste très urbain. Ou alors carrément campagnard (Guiraudie), ou banlieue(chaude)sard (Rabah Ameur-Zaïmeche).
Mais ces petites baraques... ces petites rues un peu tranquilles... bidon et familières... finalement elles sont peu montrées. Sauf dans les courts amateurs, donc.

1 décembre 2008

Au cinéma j'ai maté MENSONGES D'ETAT


J'ai vu récemment MENSONGES D'ETAT de Ridley Scott. Bon déjà, je trouve le déchaînement d'avis mitigés un peu injuste pour ce film qui, s'il est clair qu'il fait redite (déjà avec deux autres films du même réa, KINGDOM OF HEAVEN et BLACK HAWK DOWN, qui abordaient des thématiques similaires avec un regard un peu détourné - mais aussi avec pas mal de films américains récents situés au Proche-Orient) est néanmoins assez sympathique dans sa construction et met en scène deux personnages avec une dynamique assez originale entre eux... et surtout servis par de très bons acteurs. Bon bref.

C'est donc un film situé en Irak, en Jordanie, etc, etc... On y parle d'Al-Qaïda, d'Islam, de Tikrit... on est en plein dans l'actualité.

Et pourtant malgré toutes ces références, y a un truc, un détail, qui plus que tout m'a vendu le réalisme de l'histoire et son ancrage dans le monde réel: en arrivant dans je-sais-plus-quel pays, Russell Crowe raconte son voyage et dit qu'il a regardé POSEIDON dans l'avion.

La phrase est jetée comme ça, on sourit brièvement de l'incongruité du truc venant d'un agent U.S. en mission, et on passe à autre chose. C'est même pas réellement une blague. Et pourtant cette petite phrase m'a tout de suite aspiré dans la fiction du film et m'a convaincu de sa réalité.

Le film est soudain daté (on est sans doute quelque part en mi/fin 2006), il se passe dans le monde réel... Ca a fonctionné super bien sur moi.

Plus tard, Russell Crowe raconte qu'il doit amener ses deux filles voir le spectacle LE ROI LION... une deuxième fois. Là, c'est une blague. On prend une référence populaire justement super connue et on la cite car on connaît l'effet de décalage et d'humour que ça va créer. C'est pas du tout le même mécanisme que la réf à POSEIDON.

Bref, ce qui m'énerve, et que j'envie, c'est cette décontraction américaine par rapport aux références à la culture pop jetées comme ça. Je parle pas de Kevin Smith ou autre qui ne vit que pour ça (références geeks jetées tous azimuts et qui sont le propos même du film, limite). Je parle de citer comme ça, à la cantonnade, un blockbuster plutôt méconnu et mal aimé d'il y a deux ans, sans même chercher à en faire un gag.

En France, j'ai l'impression qu'on ira tout de suite dans le truc super populaire ou connu ("J'ai maté les CH'TIS"). Ou alors dans le titre de film INVENTE pour justement créer une blague ("Mon curé chez les papous").

Citer POSEIDON dans ce contexte, c'est comme si dans un film français, un personnage disait "Dans l'avion j'ai maté MAUVAISE FOI". Ou "J'ai regardé TOUTE LA BEAUTE DU MONDE".

Des films plutôt récents, mais pas non plus vus de tous... Quand est-ce la dernière fois qu'on a vu ça ? Je prends évidemment ça en exemple pour parler d'un truc plus général qui est le non-ancrage des films français dans la culture réelle de leur temps. Je parle pas des films ultra-réalistes à la ENTRE LES MURS... mais juste des produits de divertissement qui se passent ici et maintenant et qui pourtant semblent complètement étanche à la réalité des petits détails de la vie.

Citer des vraies émissions de télé pas forcément les plus connues... citer des titres de films... de chansons... ou alors, évidemment - et ça c'est l'exemple ultime - des hommes ou des partis politiques. Pourquoi le Président du film éponyme ne voit-il pas le nom de son parti cité, alors qu'au même moment, aux Etats-Unis, THE WEST WING met en scène un gouvernement ouvertement Démocrate ?

Bref... petite anecdote pour finir. Je me souviens avoir maté un film américain où à un moment, à la question "Où t'as chopé ça ?", le personnage répond "On Amazon.". Le sous-titre français ? "Sur internet". Pourquoi ne pas citer le nom D'UN DES PLUS GROS SITES DE VENTE PAR CORRESPONDANCE DU MONDE ? Peur que les gens ne pigent pas ? Recherche du plus petit dénominateur commun ?

C'est chaud quand même.

25 novembre 2008

EON


Il y a quelques jours, on sonne chez moi. En décrochant l'interphone un peu trop violemment, je l'envoie valdinguer dans ma gueule et me le prends dans la joue. C'est un bout de plastique propulsé moyennement vite depuis une distance de cinquante centimètres. Et pourtant je me suis fait SUPER mal. Genre quand je touchais ma paumette le restant de la journée, j'avais mal.

Samedi, en allant voir QUANTUM OF SOLACE une troisième fois (c'est le premier film que je vois 3 fois en salle depuis le dernier STAR WARS, bizarrement), je vais pisser aux chiottes de l'UGC Bercy. Je verrouille la porte (ouais moi je pisse dans les cabines, pas aux pissotières) et en me retournant je me prends de plein fouet l'arrête d'une espèce de "faux plafond" plus bas qui couvre une des parties de la cabine (c'est super dur à décrire). Sous le choc, je TOMBE littéralement par terre, en me tenant la tempe. Ca faisait, mais vraiment, SUPER MAL. Et pendant la séance, j'ai bien senti la douleur, je sentais limite mon cerveau qui gonflait dans la boîte cranienne et tout. Et là j'ai encore une petite marque bleue.

Bref, tout ça pour dire que c'est deux petits coups "de tapette". Et pourtant ça m'a vraiment sonné à chaque fois.

Et ça rejoint donc une réflexion que je me fais depuis quelque temps sur les bagarres au cinéma... ce truc qui m'enerve et que je trouve assez con, qui est qu'un coup de poing, au ciné, c'est tout ou rien.

Soit tu t'en prends un, ou plusieurs, et t'as quasiment aucune marque ni aucune incapacité dans les minutes ou heures qui suivent.

Soit tu t'en prends UN SEUL et tu T'EVANANOUIS.

Le juste milieu ? Ca existe pas ? Et pourtant, qu'est-ce que ça coûte de mettre un bleu sur la gueule de l'acteur pendant le restant du film ? Je parle pas d'aller complètement dans le réalisme (pour prendre l'exemple de QUANTUM OF SOLACE, Bond devrait être violet pendant tout le métrage). Mais juste d'accentuer un petit peu ça. Dans mon souvenir, il garde une marque sur le pif pendant une bonne partie du film. C'est un bon début.

On connaît tous ce syndrôme qui fait que tu peux mettre un évenement réel dans un film et personne ne vas y croire tellement ça paraît faux (les deux fameux aveugles dans FOUTAISES de Jean-Pierre Jeunet). Mais on peut viser le truthiness, comme dirait Stephen Colbert. Un truc qui n'est pas réel non plus, mais qui donne l'impression de réalité.

16 novembre 2008

Paris, je t'aime bien


Si je suis "monté" à Paris (est-ce qu'on dit aussi "monté" si on a passé son enfance à Lille ?) c'est pour faire du cinéma. La capitale de la France est aussi sa capitale du cinéma. Un max de salles, un max de V.O., quasiment tous les producteurs, une bonne majorité des acteurs, et aussi des aspirants cinéastes (mon pote Thierry dit toujours: "Je monterai pas à Paris pour pas avoir à me bousculer avec tous les autres mecs qui veulent faire du ciné, à Montpellier j'ai toute la place pour moi").
Bref Paris c'est la capitale française du ciné. Mais aussi de la politique. Et de l'art. Et de la finance. Et de la mode.
Peut-on faire pays plus centralisé que la France ? Les Allemands ont leur centre financier à Francfort, il me semble. Les italiens jurent par les défilés de Milan. Aux Etats-Unis, Los Angeles centralise le divertissement, NY la finance, Washington la politique...

Ici, tout est réuni. Une seule ville. Et "tout" y est. Il y a sans doute des raisons historiques à ça. Et nombreux sont ceux à vouloir "décentraliser"... A désengorger Paris et aider la province.

D'ailleurs qu'est-ce que c'est que ce concept de "province" ? Que le mot existe, c'est normal. Qu'il soit utilisé à tout bout de champ, je trouve ça plus étrange. En gros, la province, c'est "tout ce qui n'est pas Paris". N'y a-t-il pas dès la naissance et surtout le "répandage" de ce concept toute une mentalité qui se met automatiquement en place ?
Plus que les raisons historiques de la centralisation, j'ai l'impression que c'est le language et l'état d'esprit des gens qui en sont la vraie cause.
Les campagnes du Larzac, le centre-ville de Marseille, le pôle aéronautique du côté de Toulouse, la plage de Biarritz, le Parlement Européen de Strasbourg... tout ça c'est "la province". Un seul mot, un seul sac. Une ville vs. tout le reste.
En cinéma, on parle au sujet des entrées des films du "coefficient Paris/Province". On fait pas un coefficient "Villes/campagne". On fait un coefficient "Paris/Province". Qu'est-ce que c'est censé signifier ?
En lisant Téléramoin l'autre jour je lis un article sur le tournage du PETIT NICOLAS de Laurent Tirard (désolé, Zad). Au début du texte: "Un tournage au coeur du 16e arrondissement". Ah. Le 16e arrondissement. Mais de quelle ville ? Le 16e arrondissement de Marseille ?
Dans la même revue, un portrait du mec qui a fait J'IRAI DORMIR A HOLLYWOOD. Sa maison "est logée au bord du périphérique nord". Mais de quelle ville ? On en saura pas plus.
La réponse aux deux questions est évidemment Paris. Mais pourquoi évidemment ? N'y a-t-il pas chez les médias une responsabilité dans la création et l'éréction du "mythe Paris" ? N'est-ce pas de là que vient l'"obligation" morale que tant de gens ressentent à devoir monter à Paris ?

Décentraliser dans les faits oui... Financièrement, concrétement, etc, etc. Il faut. Et vite. Mais avant tout, ne faut-il pas changer le language ? Changer le ton ? Comme dirait xxBizooxx de chez Skyblog: "laché vos komz!!!"

15 novembre 2008

J'ai produit plusieurs films


J'ai passé le concours de la FEMIS trois fois. A chaque fois en déboursant des frais d'inscription. J'estime donc être quelque part co-producteur de tous les films produits par la FEMIS.

J'exige une part des éventuels bénéfices de chaque film réalisé entre 2002 et aujourd'hui. Merci.

6 novembre 2008

Excès


Quand tu fais un site, faut savoir choisir son nom. Pour preuve Excessif, la branche ciné de DVDrama (le site le plus premier degré du monde). Lorsqu'ils mettent en citation, sur l'affiche de VILAINE, "La meilleure comédie de l'année", la juxtaposition du nom du média prend tout son sens...

30 octobre 2008

Les trucs marrants de dans vingt ans

Quel est le problème de cette image ? (à part le fait de faire un remake de son propre film)

Alors ?

La réponse ? Aucun.

Pourquoi ? Parce que les mecs de la déco ont pas enlevé les appuies-tête de la voiture.

Bon, j'avoue, j'ai cherché pendant quelque temps un plan où les appuies-têtes étaient justement enlevés et j'ai pas trouvé donc basta.

Bref, je parle de ça parce que la semaine dernière, à la crémaillère de
Zad, j'ai eu l'occasion de discuter de ça avec Gerry du forum FilmDeCulte.com. Gerry sort de la FEMIS et pourtant c'est un bon gars. En gros, il est comme moi: il déteste quand les appuies-tête sont virés des voitures dans les films.

Perso, j'ai toujours trouvé ça tellement voyant et, finalement, tellement con. Y a presque toujours moyen de faire un plan convenable malgré leur présence. Et les virer, je trouve, ça attire vachement l'attention dessus, paradoxalement (t'as les gros trous dans le siège, la plupart du temps même pas dissimulés). On montre qu'on a viré quelque chose. On montre qu'on a MODIFIE la réalité pour faire le plan.

Evidemment si j'en parle c'est que pour moi ça symbolise un truc plus général. Le prenage des gens pour des cons au ciné. Je suis intimement convaincu que, ce genre de truc (les appuies-tête), un jour on s'en moquera comme on se fout parfois des vieux coups de poing bien claquants des années 50 ou des rétro-projections derrière les bagnoles où le mec fait semblant de conduire.

On accepte encore aujourd'hui que la plupart des films soient joués de manière totalement factice, avec un phrasé des dialogues rarement crédibles... On continue à accepter qu'un coup de feu puisse faire décoller un mec en arrière. Ou que montrer quelqu'un verrouiller sa portière c'est "chiant". Ou que certains effets spéciaux numériques sont "bien faits".

Bref, je sais même pas où je voulais en venir... si ce n'est que j'essaie constamment de relativiser les choses. Qu'est-ce qui, aujourd'hui, est toléré alors qu'il ne devrait pas l'être ? Qu'est-ce que je risque de mettre dans mon film qui risque de générer des rires dans 30 ans ?

Voilà voilà... Bon je me barre pour le week-end en Bretagne! Je reviens dimanche soir, juste à temps pour savourer les dernières heures de campagne... et mardi, champagne!

22 octobre 2008

Lourdeur administrative


Plusieurs jours, voire plusieurs semaines sans messages, et là deux dans la même journée. J'appelle donc un fond de soutien régional à la production de court-métrage (je vais pas dire lequel pour pas avoir des ennuis comme le père Bob) pour connaître les résultats d'une commission.
- Bonjour, pourrais-je parler à ***** ?
- C'est à quel sujet ?
- Des résultats de la commission d'hier.
- Ils sont sur le site internet.
- Non j'ai regardé, ils y sont toujours pas.
- Ils y seront dans 30 ou 45 minutes.
- Mais personne chez vous n'a la liste des projets sélectionnés genre sur un bout de papier ?
- Seulement ***** et elle ne travaille pas le mercredi après-midi.
- Et elle va mettre les résultats en ligne alors qu'elle travaille pas ?
- (blabla inaudible) les as et je peux pas les donner oralement.
C'est fabuleux, non ? Extraordinaire.

C'est tendu. Chaud papa.
On ne peut pas donner les résultats "oralement". Mais par contre c'est OK de les mettre sur internet à la vue du MONDE ENTIER ?

Et surtout quelqu'un les as, puisque cette personne doit les mettre sur le site internet, mais tant qu'à faire on va pas les communiquer au standardiste qui se voit obligé de répondre toute la journée aux mêmes questions en provenance de prods et de réals anxieux ?
"Qui peut le plus, peut le moins", soi-disant. Le plus étant de mettre les résultats le lendemain sur le net (ce qui est rare et très appréciable), mais le moins serait aussi de les communiquer oralement.
Bref.

Du copinage dans les commissions de subventions


OK j'y suis peut-être allé un peu fort sur la photo... Mais bon. Juste un petit message pour évoquer vite fait le fameux copinage qui sévit parfois dans les subventions de court-métrages en région.
J'avais croisé dans le métro il y a peu Pascaline, une fille qui s'est lancée dans la prod et que j'avais rencontrée quand j'avais fait partie des "60 jeunes à Cannes" en 2007. A l'époque on avait eu une discussion sur ça justement - le copinage - (et aussi sur les sites internet, mais j'y reviendrai plus tard) et là lorsqu'on s'est revus on en avait reparlé, elle me certifiant une fois de plus que, oui, c'était réellement possible de recevoir, sur les seuls mérites de ton scénario, de l'argent d'une région. Je pense aussi que c'est possible. Mais que les "seuls mérites du scénario" suffisent rarement.
Là, tout récemment, j'en ai encore vus des exemples: entre ce producteur à qui il suffit de décrocher le téléphone et plus ou moins exiger une subvention de Poitou-Charentes (véridique) ou ces membres de jury à qui il suffit aussi, tout simplement, de demander à leurs collègues s'ils sont OK pour donner de l'argent à untel ou untel, "J'aimerai bien que patati patata aient la subvention, aucune objection ?". C'est chaud.
Je sais qu'il y a peu je parlais de l'entraide, naturelle, entre gens qui se connaissent (le message est ici). Mais y a des limites.
Bon bref je perd pas espoir, loin s'en faut. Au final tout se passera bien. Mais bon, le mythe du copinage n'en est pas un, de mythe.

13 octobre 2008

Le plus beau jour de ma vie


Bon peut-être pas non plus...
Je sais que c'est pas une news très cinéma, mais bon, certains savent à quel point je suis cette campagne et depuis combien de temps. Et ça c'est moi avec mon bulletin de vote...

7 octobre 2008

Le Rescapé de l'Hippocampe


LE RESCAPE DE L'HIPPOCAMPE, c'est le nouveau court de Julien Lecat, une des moitiés du duo de DEMAIN LA VEILLE. Le film, qui sera tourné en novembre, a été sélectionné pour faire partie de la Collection de Canal+, une série de courts-métrages mettant en scène des chanteurs. Dans le cas de l'HIPPOCAMPE, ce sera la maousse Juliette (qui devrait enchaîner avec un biopic de José Dayan).
C'est produit par ce bon vieux Mathieu Bompoint de chez Mezzanine et Guillaume Colboc... Mais ils cherchent encore des thunes!

Donc ils refont le coup de la recherche de fonds, celle-là même qui avait permis à DEMAIN LA VEILLE d'exister. Pour se renseigner sur le projet et contribuer financièrement, tout est sur le (très soigné et très pro) site officiel du film: