28 septembre 2009

BOB ET JOSEPHINE diffusé à la Cantada


BOB ET JOSEPHINE va être diffusé le jeudi 12 novembre au bar La Cantada à Paris.

Ils avaient déjà diffusé MINIMUM il y a trois ans, et là c'est cool qu'ils aient accepté B&J. Bob, tu vas avoir droit à ton quart d'heure (ou plutôt ton douzième d'heure) de gloriole.

Les autres films:
PARASITE TRANSFERT de Sandy Depretz (3mn)
LES COURSES de Niels Adde (15mn)
TERRE PROMISE de Rémi Bellmunt (8mn)
RACE DE PAPIER de Yane (9mn)
PLAYFIGHTER de François Descraques (3mn)
LOIN DE TOUT de Pascal Marc (15mn)

Ca se passe donc le jeudi 12 novembre, à la Cantada - 13, rue Moret dans le XIe à Paris - métro Couronnes/Ménilmontant.

24 septembre 2009

Le cinéma c'est un réseau





Vidéo tellement vraie postée par l'ami John August sur son blog. Où comment les films d'horreur/de genre se débrouillent toujours pour que les téléphones portables n'aient plus de réseau/de batterie/soit volés.

On remarque un peu d'ironie dans certaines manières d'exploiter le truc, mais dans le gros des extraits c'est quand même sur-basique et sur-convenu.

Dans mon script de APEX j'avais justement essayé de déjouer ça, en jouant sur l'attente - logique - que nos héros n'auraient pas de réseau en pleine garrigue.



FRÉDÉRIC
Chloé calme, calme… Calme-toi, respire là…

BEN

Fred tu vois quelque chose là ? Ils sont
encore là ? Regarde là-bas là…

FRÉDÉRIC

Chépas non… Je vois rien.

BEN (au sujet du portable)
T’arrive à capter ?

Fred regarde son portable, le surélève légèrement. DEUX BARRES apparaissent.


FRÉDÉRIC
C’est bon ouais… Ca sonne.


Toujours en parlant de John August, il a justement répondu à une question que je lui ai envoyée hier sur son blog.
La question: Peut-on inclure une liste de personnages au début d'un scénario ?


Sa réponse: elle est lisible ici, pour ceux que ça intéresse.

22 septembre 2009

Dans l'attente



Ah ça ferait un beau titre de film français ça hein! Bon bref.

- Jacques Audiard dans le magazine UGC Illimité:

"Quand j'ai regarde l'éventail des acteurs français, j'ai eu comme un trou noir: c'était encore et toujours les mêmes têtes d'affiche, les mêmes "valeurs sûres". Et, lorsque je me suis mis à imaginer ce que pourrait être mon prochain film, le champ était tellement limité que je ne voyais absolument personne sur les épaules de qui faire reposer une histoire".

Ô que c'est vrai, et incroyable comment je ressens la même chose en ce moment en scannant les visages des acteurs célèbres français, même si ce n'est que pour des rôles théoriques. J'ai l'impression de ne voir et ne ressentir que toujours la même "énergie", ce côté un peu bourrin/cash, Cornillac/Lellouche/Magimel/Cassel. Et chez les un peu plus jeunes, tous avec la même tête (littéralement), des bruns un peu mal rasés, yeux de braise, avec des touffes de cheveux sur la tête.
J'avais rencontré le même problème lorsqu'il s'était agi (ma conjuguaison préférée) de caster le père du PORTAIL: j'avais l'impression de voir toujours les mêmes, tous dans le même mood, aucun ou presque ne dégageant quelque chose de doux, d'apaisé, d'intime. C'était étrange. Bon faut dire aussi que je m'y étais pris au dernier moment donc bon...


- Pour réussir dans le cinéma, je conseillerai au gens: de la motivation / voir des films / écrire... et savoir attendre des putains de coup de fil.
J'ai l'impression de vivre dans un monde où PERSONNE. NE RAPPELLE. JAMAIS. Jamais. C'est simple. Les gens tu leur laisse des messages où leur envoie des mails, et en gros c'est parti, t'attends. Des fois pour toujours. C'est super chaud.


- J'ai pas mal d'écriture à faire en ce moment donc c'est cool. Le problème, comme beaucoup de gens de ma génération, c'est que j'ai un attention span de 30 secondes. Internet, le machin, le téléphone, et ces putains d'onglets que j'ouvre en pagaille pour tout regarder et rien oublier de ce que je voulais consulter. Bref donc autrement dit pour se concentrer et vraiment se poser et ECRIRE, il faut de la discipline.

J'ai trouvé un truc génial qui s'appelle Temptation Blocker, un petit logiciel où tu coche les programmes de ton ordi que tu veux bloquer, tu donnes une limite de temps, et hop: bloqués. C'est téléchargeable ici. En fait c'est une version un peu améliorée du système de chronomètre que j'avais utilisé en écrivant mon premier long: je me fixais une durée mini de 2 heures/jour et je lançais le chrono lorsque je me mettais à taper, et je le stoppais dès que je m'arrêtai. Donc les deux heures étaient étalées sur la journée mais voilà... J'ai vu que Don Roos avait un système similaire.

- J'ai enfin vu DISTRICT 9. D'habitude on entend parler de films de science-fiction qui cachent un sous-texte métaphorique. Ici, c'est le contraire: c'est un pur vrai film de SF/geek déguisé en film métaphorique. En tout cas ça commence violemment comme ça avant de partir dans un délire assez inattendu du coup.

- J'ai rematé LA PASSION DU CHRIST l'autre jour que j'avais pas vu depuis le ciné. Ca reste quand même une curiosité ce film... Ce qui m'a fait plaisir c'était de mater un film sans connaître la tronche de TOUT LE MONDE dedans (on en reviens à ce que je disais au début... et d'ailleurs ce que j'ai ressenti devant DISTRICT 9 aussi). Bon ensuite y a un côté violemment caricatural assez fatiguant.
Du coup je me suis mis à penser (ouais!): un personnage c'est

1. une gueule
2. des actions
3. des dialogues.

Or, dans le film de Gibson, certains des méchants, je pense notamment aux mecs qui fouettent le Christ avec des putains de griffes là, sont en gros des persos où chacun des trois éléments sont alignés. Je m'explique:
1. ils ont des gueules d'enculés
2. ils font des gestes d'enculés (fouetter le Christ!)
3. ils disent des phrases d'enculés.

Ca m'a fait penser à ce que j'avais entendu récemment dans la bouche d'un mec que j'aime bien, Billy Ray, au sujet des mauvais scénarios qu'il avait pu lire au cours de sa vie: il s'étonnait du nombre de scripts où il n'y avait pas de sous-texte. Autrement dit: où les personnages, en gros, disaient ce qu'ils pensent.
Il schématise à fond, bien évidemment, mais je trouve ça assez bien vu. Et je me dis que si, sur chaque personnage qu'on crée/caste, on veille à ne pas totalement aligner les trois élements (gueule/action/paroles), on peut s'en sortir pas mal. Ca aurait été tellement bien que les bourreaux de LA PASSION DU CHRIST ait des gueules de gentil. Encore une fois j'exagère, mais bon voilà... et c'est un peu (là aussi on y reviens) ce que j'avais voulu faire avec le père dans LE PORTAIL.

- En parlant du PORTAIL, il est PRESQUE fini, mais vraiment! Vraiment. Il est presque fini.
Je vais descendre au Festival Tous Courts à Aix du 29 novembre au 5 décembre d'ailleurs. Si LE PORTAIL est pris, tant mieux, sinon j'essaierai quand même de le vendre au Marché du film.

- Comment ça se fait que les titres de films étrangers sont presque souvent traduits, et les noms d'albums ou de chansons jamais ?

- Intéressant aussi comment, sur la couverture d'un roman, on peut mettre la photo de l'auteur. Mais vous avez déjà vu ça sur une affiche de film ? (sauf l'affiche "teaser" du DESTIN, ça compte pas ça)

2 septembre 2009

Carnet de voyages

- Retour "définitif" dans cette triste ville qu'est Paris après un été sympa de pérégrinations à droite, à gauche. Dole vite fait en juillet, Libourne pour le mariage d'une cousine à Laure (il pleuvait: ça vous apprendra à TOUS vouloir TOUJOURS faire vos mariages l'été), puis le gros morceau: L.A. pendant trois semaines.
- On est restés 99% du temps chez mon cousin Paul à Manhattan Beach, autrement dit à... quoi? Deux minutes de la plage ? Du coup, tous les jours ou presque un petit saut dans les vagues bien sympathique, même si l'eau était quand même bizarrement froide pour un mois d'août. En tout cas ce petit séjour était d'autant plus cool que je pouvais tout redécouvrir sous les yeux de Laure, qui y faisait son premier voyage. La culture, les gens, la bouffe. Société de malades mentaux, mélange totalement disparates de trucs géniaux et d'aberrations. De la même manière que j'aimerai fusionner en deux tours de mains le meilleur du ciné français et U.S. (i.e. des histoires à échelle humaine mais sans image grise, et avec une explosion), j'aimerai prendre le meilleur de chaque pays et me créer, démiurge-style, un monde idéal (ou, en gros, y aurait des refills à volonté des boissons mais où le service serait compris dans la note... bim [ultra-simplification]).
- Là-bas je me suis acheté trois nouvelles paires de shoes bien sympa. Rien de fluo comme l'an dernier, mais 2-3 trucs pas mal pour les amateurs. D'ailleurs c'est délirant de comparer les Foot Lockers des Etats-Unis, des Halles et d'Aix. Aux USA, un max de shoes de basket super classes, un bon choix bien vaste. Aux Halles, terre de racailles, pas mal de choix aussi mais à des prix absolument prohibitifs. Et à celui d'Aix: quasiment aucune chaussure montante. C'est la terre du pantacourt là-bas, et j'ai quasiment rien vu d'autre que des petites baskets limite type ballerine, des Puma quoi. Tuez moi tout de suite.
- Ne prenez pas KLM. Je voulais accumuler des miles et la compagnie est pas géniale-géniale. On était dans un 747 de l'ancien temps avec les écrans collectifs. Ceci dit, ça m'a pas empêché de remater STAR TREK en entier. J'avais l'impression de voir un court-métrage. Bref, après vérification de la porte opposée, on a pu rentrer chez nous.
- Pour finir l'été, un petit séjour à Aix-Marseille, sans doute mon meilleur depuis mon départ. Anniversaire de ma mère, petit tour en kayak dans la mer, j'ai pas d'idée de troisième phrase qui finisse en "mer". Thierry "Ramouin" était là aussi, de passage de Montpellier, et on a bien déliré ensemble "comme au temps jadis". Y avait mon ancien prof de ciné Max, avec sa chemise "avec plus de trous que de chemise", comme dit Chris. C'était génial.
- Retour à la maison donc... Et retour au boulot. Deux projets d'écriture: un collectif comique, et un "sérieux" que j'écris seul. Sur le premier on avance bien, sur le deuxième c'est plus du travail de longue haleine, de précision, et ça semble bien parti. J'ai hâte.
- J'attends des nouvelles des débuts en festivals de BOB ET JOSEPHINE. Vite!
- Si vous tapez "C'est la lose" dans Google, vous obtenez 1420 réponses. Tapez "C'est la loose", avec la faute donc, vous en obtenez 16500.

19 juillet 2009

De Dole et d'autre


- Bon je suis super content des retours sur BOB ET JOSEPHINE qui a été bien diffusé, bien blogué, et qui semble bien plaire à ceux qui l'ont vu. Je vais essayer de lui donner une petite vie sympa en festivals. On va voir ce que ça va donner. Je pense être bien placé pour les rencontres "Schizophrénie et Cinéma".
- Ci-dessus, moi à Dole avec Massinissa Hocine, réalisateur d'un court-métrage intitulé ORIGINAIRE, inabouti mais prometteur, et qui m'a expliqué ce qu'était un Kabyle. Hé ouais parce que je savais pas vraiment.
La Séance Découverte s'est bien passée, LE PORTAIL a été montré un peu à l'arrache mais semble avoir été bien reçu malgré qu'il était pas entièrement terminé. J'aurai bien aimé avoir des retours plus en profondeur mais bon c'est un peu chaud autour d'un verre de Banga d'aller gratter l'opinion des gens... Par contre le petit débat après la projo était bien sympa.
- La post-prod continue d'avancer à petit pas. On espère l'avoir étalonné définitivement pour la fin du mois, mais c'est pas encore gagné. En tout cas, projo sans doute à la rentrée, avec tout le monde. J'ai vraiment hâte de le montrer maintenant...
- On va voir ce que ça donne niveau festivals après ça... Je suis dans un mélange d'assurance et de violente interrogation. Le film n'est-il pas trop "entre deux" ? (ce qui serait un compliment à mes yeux, ceci dit)
- Départ destination L.A. le 3 août. Ho ho.

9 juillet 2009

Bob et Joséphine / un film de Liam Engle


Vous excuserez le titre du message super cash, c'est pour le référencement.

Voici donc BOB ET JOSEPHINE, un petit film de 4 minutes et quelques tourné rapidement avec mon pote Bob (et aussi Joséphine). Je préviens: c'est du totalement à l'arrache.


Bob et Joséphine from Liam Engle on Vimeo.



27 juin 2009

Encore un article sur Dole

L'article dans la Voix du Jura est paru l'autre jour, soi-disant, et maintenant je trouve ça sur le site du Progrès:

A noter aussi la participation de Liam Engle, parrain de la séance qui présentera son nouveau court-métrage « Portail » et présidera le Jury Découverte, composé de collégiens et de lycéens.
La question est de savoir: que va-t-on montrer niveau finition ? Ca risque d'être chaud papa de chez chaud papa.

Pendant que j'y suis, j'ai reçu ça de la part d'un acheteur de courts, au sujet de MINIMUM:

Votre film est efficace connaissant le peu de moyen financier que vous avez du avoir et assez original dans le monde du court métrage français (étant à la commission Unifrance du court et en en voyant une dizaine tous les 15 jours...).

Bon, il l'achète pas pour autant, mais j'ai trouvé qu'une réponse perso ça faisait plaisir. Du coup, ce gars est désormais sur la liste blanche des gens que je soutiendrai pour le restant de ma vie.

24 juin 2009

Les choses avancent

Les choses avancent petit à petit. On a théoriquement un auditorium sympa pour mixer, sans doute la semaine prochaine... Le film continue son "petit bonhomme de chemin" au gré des commissions, des plénières, etc., en espérant avoir des retours sympas prochainement... Je commence à réflechir au making-of, comment l'organiser (un gros truc ou plein de petits "modules" ?)... Et Elsa nous a accordé une super interview qu'on mettra, je l'espère, sur le DVD.

Bref donc voilà. Sinon j'ai vu ça sur le blog de John August, où il cite la scénariste Robin Swicord, au sujet des notes stupides que des execs peuvent faire sur un scénario:

You have to remember that as the screenwriter, you’re the only person in the room who has actually seen the movie. You’ve seen the locations in your head. You’ve heard the music. So everyone else is trying to catch up with you, and you need to help them.

Vu que je suis en mode écriture là (dans quelques années je relirai ce blog et je serai catastrophé des expressions typiquement "2008" que j'utilise...), c'est assez utile.

Et puis sinon hier soir j'ai vu WHO'S THAT KNOCKING AT MY DOOR, qui ressemble à une parodie expérimentale de Scorsese par un mec d'aujourd'hui équipé d'une caméra super 8. "Trippant".

22 juin 2009

Le programme du festival de Dole


Ca n'arrête pas. J'ai reçu ce matin le programme du festival de Dole et voici la page consacrée à la séance découverte et au PORTAIL. Tu cliques dessus et ça s'agrandit.
C'est fabuleux qu'ils aient mis une majuscule à "Portail"... Je sens que ça ça va être mon gros cheval de bataille sur l'année qui viens.

Un article à l'occasion de Dole


On est en train de rusher pour finir LE PORTAIL à temps pour le festival de Dole, qui a d'ailleurs je crois déjà commencé, et où le film doit être montré le 5 juillet. Il nous reste plus qu'à truquer un plan, mixer et étalonner tout ça... et on sera bon. Enfin, j'espère. Bref, c'est un peu la course contre la montre. Heureusement, je m'occupe en fignolant BOB ET JOSEPHINE en attendant...

Bref, voici un petit article sur moi qui doit être publié dans La Voix du Jura le jeudi 2 juillet il me semble. J'ai déjà repéré un ou deux passages qui vont faire HURLER certains "potes".

Talents d’hier et talents de demain : zoom sur la séance Découverte du festival qui a récompensé le jeune réalisateur Liam Engle, parrain de la séance 2009

Le 5 juillet, le public pourra découvrir quatre films réalisés par de jeunes talents, présentés et soumis à un Jury formés de lycéens et collégiens lors de la séance Découverte. Liam Engle, jeune réalisateur vainqueur de la séance Découverte 2008 avec son court-métrage Minimum Overdrive, parrainera cette séance et sera le Président du Jury, qui remettra un prix au film vainqueur.

Enthousiaste à l’idée de cette collaboration, il pense que « confronter différents point de vues » est un aspect important de sa rencontre avec le Jury. Son nouveau court-métrage Le Portail, qui sera projeté à l’issue de la soirée, propose un univers fantastique « calme, intime et délicat » souligne Liam. Il attend de ce film, qui met en scène la relation entre une mère et son fils, qu’il « fédère un public large et familial ».

La réalisation de court-métrages permet d’aborder et de tester différents genres. Il explique que « le réalisateur touche à tous les aspects du cinéma», et que « c’est un métier avec plein de facettes, et qui n’est jamais ennuyeux ». Liam déclare que « le voyage compte autant que la destination, l’important étant le plaisir pris dans la démarche ». Il revient avec plaisir à Dole, ville « pro-culturelle ». Sa venue promet des rencontres conviviales et des discussions intéressantes.

Emeline Creuze

9 juin 2009

The Wire


J'avais parlé ici-même des trucs de mise en scène dans les films qui paraissent normaux ou "acceptables" aujourd'hui, mais qui sont condamnés à devenir ridicule dans vingt ans.
L'autre jour (enfin, y a un mois quoi) quand on matait la - à l'époque - trilogie TERMINATOR avec Benjamin et Bob, on est arrivés à la scène suivante du SOULEVEMENT DES MACHINES. Regardez ce qui se passe à 6:07.
J'avais fait une remarque sur l'aspect câblé du saut du T-X et je m'étais pris une bonne vieille volée de bois vert genre "On s'en branle!", "C'est très bien!", "Ca tue!", "Commandons plutôt des pizzas!", etc.
Je me souviens être rentré en moi-même dans les quelques minutes qui avaient suivi le "clash" et m'être demandé où est-ce que ça clochait. Est-ce vraiment le plan qui cloche ? Ou bien moi ? Ou bien EUX ?
Bon j'ai réfléchi et je pense que c'est le plan et eux qui clochent.
Le début du plan est très bien, on arrive à croire au saut. C'est simplement à la toute fin, avant la coupe, qu'on sent que la meuf "flotte" légèrement est n'est pas réellement tirée par l'attraction terrestre, mais qu'y a bien une force, centrée dans le milieu de son dos, qui la fait planer légèrement pendant quelques trames.

Et là... tout l'effet est niqué.
Les mecs des SFX dans les making-ofs le disent souvent: c'est les petits détails qui vendent l'effet, et pas le GROS truc qui est au milieu du cadre. Ici, malgré l'effort louable de faire une cascade en un seul plan et tout (le saut est d'ailleurs très bien), le fait qu'on sente le câble sur la fin gache tout.
Alors Benj et Bob ont pas êté gênés. Mais pourtant eux et moi ont vécu sur la même Terre depuis un quart de siècle... on a constaté les mêmes lois de la physique... et pourtant ce câble ne les gênait pas.

J'ai envie de dire: sans doute qu'il les gêne aussi peu que les sales rétro-projections des films des années 50 qu'un film comme OSS 117 parodie.
Tout ça pour parler de notre degré de tolérance par rapport aux effets, qu'ils soient spéciaux ou de style.
J'ai pris les effets de câblage ici mais j'aurai pu prendre les personnages virtuels mal fait ou les incrusts sur fond vert inutiles. Je parle des trucs que les mecs nous font bouffer en pensant qu'on ne les remarque pas ou, pire, qu'on est censés trouver cool.

Moi, désolé, mais l'effet du T-X je le trouve raté. Et on sait TOUS qu'il aurait pu être mieux. Pour "preuve", si ça se trouve, TERMINATOR 3 est sans doute rempli d'autres effets de câblages absolument indétectables. Mais les SFX d'un film ne vaudront jamais mieux que le pire plan qui les compose.

En fait j'ai pensé à tout ça en voyant la bande-annonce horrible de BLOOD - THE LAST VAMPIRE... qui est truffé de ce genre de plans absolument bidons et ridicules, ou t'as l'impression que la nana gravite légèrement au-dessus du sol... que ses exploits ne viennent pas de ces jambes mais d'un vieux harnais pourri qu'elle a dans le dos. Je déteste une partie du ciné HK pour ça.
Un effet réussi, par contre, se trouve dans IRON MAN. Ils en parlent dans le making-of d'ailleurs. Pour les scènes où Stark s'entraîne avec ses bottes à réaction, ils ont voulu à tout prix éviter cet effet de câblage foireux, et ont tout fait pour pas que le centre de gravité de Downey soit dans son dos, mais quelque part entre ses jambes, comme nous, les vrais gens.

Du coup, ils ont câblé ses BOTTES! L'acteur est debout dans des shoes reliées par des fils à une espèce de cintre géant suspendu au-dessus de lui. Résultat: un effet super crédible, ou on a vraiment l'impression qu'il lévite par en dessous.
Voilà ce qu'un bon effet spécial, physique ou virtuel (en l'occurence, les deux mélangés) peut réussir. Et dans vingt ans, James Engle se marrera lorsque son paternel essaiera de lui montrer le T-X, mais ne trouvera rien à redire à IRON MAN.

J'ai dit!

8 juin 2009

J'ai monté le son


On a terminé hier le montage son du PORTAIL chez Mikaël à Meduson. C'était donc ma première vraie expérience de travail sonore sur un de mes films et, même si - intellectuellement - je le savais, on est toujours sidéré de se rendre compte le nombre de choses qu'on peut améliorer et rattraper grâce aux effets. Y a toute une scène dans les bois qui prend un sens nouveau grâce aux bruitages qu'on a mis et comment on va les mixer... donc ça fait plaisir.
Je suis retourné voir TERMINATOR RENAISSANCE dans la foulée et j'ai passé 1h48 à juste écouter le son...
On devrait attaquer le mixage le 15 juin, et peut-être dans l'antre du mal, la FEMIS.
Donc tout avance bien et, sauf accident de parcours, les choses devraient se goupiller correctement pour Dole le 5 juillet.
Pendant que j'y suis, rien à voir, pour ceux qui veulent aller voir un documentaire paranormal assez étonnant et sincèrement troublant, rendez-vous à la SACD, rue Ballu à Paris, mercredi 10 à 20h, pour la projo de SUR LES TRACES DES METEMPSYCHOTIQUES de mon pote Loïc Nicoloff. J'y serai peut-être bien...

4 juin 2009

SURRENDER de Guillaume Pierret


J'avais parlé il y a quelques jours de SURRENDER de Guillaume Pierret, que j'avais découvert un peu par hasard au Short Film Corner.

Bon, malheureusement, le film - une course-poursuite bien bourrine - n'est plus en ligne, sans doute parce que
Guillaume a réussi à vendre son film à Cannes justement.
Par contre un teaser est toujours dispo ici-même. Le film est vraiment une démo de cascades, mais c'est vraiment bien filmé et "péchu" (j'aime pas ce mot). A voir.

3 juin 2009

Le parrain


Dole m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser en me demandant d'être le parrain de la "Séance découverte" du festival qu'ils organisent.

Le Festival du film de jeunesse se tient donc du 26 juin au 15 juillet et toutes les infos sont disponibles ici.

La Séance découverte, elle, a lieu le 5 juillet à partir de 20h30 et réunira les films suivants:

Mémoire Suivante, de Jean-Sébastien Bernard 2008, 36 min
Connexions, de Fabien Campaner 2009, 15 min
Fix’Her, de Justine Loisel, Oriane Masson, Laëtitia Plé, Laure-Anne Saudon, Arthur Colin, Lucas Mahiet, Patrice Gainet et Thibaut Servant 2008, 5 min
Originaire, de Massinissa Hocine 2009, 7 min

Ce sera donc à moi et à un jury composé de collégiens et de lycéens d'attribuer un prix... L'an dernier, c'est MINIMUM qui avait gagné hihi.

Et à l'issue du truc, on projettera pour la première fois mon court LE PORTAIL... Ca risque d'être cool.

26 mai 2009

Musique... Mixage... Etalonnage...

Les choses avancent peu à peu sur LE PORTAIL.

Comme je disais, on a enregistré la B.O. dimanche. Trois violons, un violoncelle, et un piano... et moi assis dans mon petit fauteuil à savourer tout ça, à moitié enchanté, à moitié stressé (surtout que j'ai pas du tout le vocabulaire musical donc je devais faire passer ce que je cherchais avec un max de comparaisons hasardeuses).

On va mixer la zik là dans les jours qui viennent avant un mixage final qui devait avoir lieu en fin de semaine mais serait apparemment repoussé.

Sinon on a trouvé un plan pour un étalonnage peut-être à l'oeil. Et ça ça fait plaisir...


Bref donc tout avance bien et y a pas de raisons, a priori, que le film ne soit pas prêt en temps et en heure pour être montré à Dole le 5 juillet.

25 mai 2009

Jeu de mots sur "Cannes"


La vue ci-dessus, c'est celle qu'on a depuis la terrasse de chez UGC. Bon, je voulais mettre une photo de moi en "winner" mais j'en ai avais pas, et je me suis dit que ça devait suffire.
J'ai passé cinq jours à Cannes la semaine dernière donc. Logés à huit dans un appart qui a sollicité mes sens comme jamais: visuellement un capharnaüm, auditivement une putain d'usine à gaz (vous entendriez le Guardian of Forever ronfler... et Black Bird n'en parlons pas), olfactivement, la petite étable des poneys. Mais c'était super fun.
Un mélange de films, pour la plupart mouaif (sauf le Audiard, le Cavalier et le Mia Hansen-Love, sur Humbert Balsan, très réussi dans sa première partie), mais surtout de fête et de contacts, notamment grâce à Guillaume et Thibault de chez UGC... Autrement dit c'était la teuf, mais la teuf productive. Notamment sur la bonne vieille terrasse sus-mentionnée.
J'ai vu Jean-Phi et Vlad aussi, même si trop peu à mon goût... Enfin de toute façon les "J'ai vu" je pourrai en faire une liste longue comme le bras, entre les connus (James Gray que j'ai enfin cuisiné sur la fin de TWO LOVERS), les moins connus et puis bah les potes de tous horizons cinématographiques: les anciennes camarades de fac qui sortent désormais avec des grands théoriciens du ciné français, les potes de potes qui bossent pour Orange, les foruméens, les potes de foruméens, etc, etc.
Chaque année j'ai peur que Cannes soit mon dernier d'une longue série ininterrompue (j'en ai pas raté un depuis... 1995 [bon oui y a des années où je suis venu qu'une journée hein]). Mais je me rends compte à quel point c'est indispensable, non seulement pour le plaisir que ça procure, mais aussi pour les contacts. En gros, il faut PAS rater Cannes, surtout à mesure qu'on progresse petit à petit dans le monde du ciné.
Lorsque Guillaume m'a invité à l'apéro du SPI, je me suis rendu compte qu'il y avait quelques personnes que je connaissais réellement. Pas des potes, mais des gens avec qui je pouvais parler, qui m'ont reconnu, et devant qui j'avais pas l'impression d'être un serf. Et tout ça s'est fait naturellement, au fil des années... Ca fait plaisir.
J'ajouterai un mot sur le Short Film Corner, où j'espère que LE PORTAIL sera inscrit l'an prochain. Je m'y suis maté quelque films vite fait: FINIS TERRAE de Gerry du Forum (trip tarkovskio-herzogien assez ambitieux mais un peu abscons pour moi), PARIS BY NIGHT OF THE LIVING DEAD, un court d'horreur comique passé apparemment à Gerardmer avec quelques bons moments de débilité dedans, des bouts de LA PISCINE de Fabrice Chanut, court (ou, à l'époque, moyen) sur lequel on avait bossé avec Clément et Dan en... 2004 (!), l'un à la régie, l'autre à la prise de son (je me souviens qu'à un moment avec Clément on s'était eclipsés du tournage pour faire éclater une pastèque par terre)... et surtout SURRENDER, de Guillaume Pierret, une pure merveille de bourrinisme amateur au niveau de l'action... A voir.
Bon, retour à la réalité, donc. On a enregistré la B.O. du PORTAIL hier... Aux commandes, Les Fragments de la Nuit, une formation classique menée par Michel Vilar et Ombeline Chardes. On a fait ça un peu vite à mon goût, mais ça devrait aller (forcément, c'est toujours difficile de se déshabituer de ses ziks temporaires). Le mixage devrait commencer dans les jours qui viennent... on sera donc dans les temps pour dévoiler le court fin juin-début juillet. "Groovy".

24 avril 2009

Facebook, "le site qui sert à rien"


J'ai l'impression que depuis quelques mois y a un cap qui est passé dans l'intégration de Facebook dans nos vies. Il y avait d'abord la phase découverte avec les quelques pionniers chez tes amis qui t'encouragent à t'inscrire et toi qui rebiffe (je me souviens de Marlène sur le Forum... de Olympe...).
Ensuite la phase où tu t'inscrit, puis où tu te lâche à mesure que tu découvre les fonctionnalités... et puis après bah le moment où ça devient la routine, un truc intégré comme ça dans ta vie, un outil sympa de plus.
Et maintenant y a une nouvelle étape: celle du rejet. Mon pote Alex par exemple, qui a commencé par créer deux comptes en rab (un pour son alter ego, l'autre pour son chien), qui après a enlevé tous ses amis à l'exception de 2-3 filles, et qui ensuite a accédé à la raison et a re-récupéré ses amis "essentiels". Mais il était à deux doigts de se barrer, comme certains de ses potes poseurs.
Souvent, on entend dire: "Facebook, ça sert à rien". Ce qui est pas faux. Ca sert à rien de particulier... donc ça sert à tout. En fait, c'est une espèce d'annuaire de gens de ta génération. Un repertoire... et un simili-mail pour les joindre.
Donc oui, ça sert à rien de particulier, mais c'est ça qui est bon.
Je lisais un article sur Slate récemment qui rejoignais une reflexion que je me faisais sur les analogies téléphone portable/Facebook. Au début y a le phénomène élitiste. "Aaah il a un téléphone portable, il se la joue". Après, ça rentre dans les moeurs. "Tout le monde" fini par en avoir un. C'est digéré. Ca rentre dans les codes sociaux, les habitudes. Et de là naîssent les phénomènes marginaux de rejet.
Des mecs comme Tiny Tears, par exemple qui refusent d'avoir un portable. Ils sont comme ceux qui refusent systématiquement Facebook (ou, pire, s'inscrivent en douce sous un faux pseudo). Ils veulent se définir PAR RAPPORT à Facebook. "J'ai pas de Facebook/portable, ça dit quelque chose sur moi".
Bref j'en reviens à l'utilité cachée du site. C'est un annuaire... C'est une manière de trouver les gens et de les contacter DIRECTEMENT. Et ça, désolé, mais c'est quand même sympathique. J'ai trouvé mon actrice via Facebook. En passant par son agent, j'aurai mis quinze ans et si ça se trouve j'aurai même pas eu de réponse. Mon chef-opérateur m'a contacté spontanément via Facebook. J'ai recoupé des liens entre les gens avec qui je voulais bosser via Facebook.
Désolé, je veux pas faire le vieux "Starbucks a changé ma vie", mais bon c'est quand même un site plutôt merveilleux sur le plan des opportunités. Après y a forcément des vices cachés... mais c'est à toi de choisir ce que tu met sur ta page et ce que tu publie dessus.
J'ajouterai au passage qu'y en a marre des gens, surtout des ACTEURS, qui mettent leur profil en inaccessible. Votre page, c'est votre promotion. On veut pouvoir voir vos photos. Savoir si on veut bosser avec vous. Bref, vous êtes des ânes.

18 avril 2009

Ce qui me promeut

Combien de fois ai-je rencontré des mecs qui, après avoir fini leur film, ne l'ont quasiment pas montré ?

C'est un truc que j'ai jamais compris. Y a pas mal de gars comme ça. Le film est fini, et bim, sa diffusion aussi (alors qu'elle n'a même pas encore commencé).

Moi, on m'a souvent "reproché" d'être dans l'extrême inverse. A savoir de faire un max d'efforts pour diffuser mes films. Là maintenant que LE PORTAIL en est à la post-prod, c'est déjà l'heure de commencer à réflechir à ses futures diffusions.

Y aura les chaînes de télé chez qui on va tenter de le vendre... le futur DVD évidemment... et puis bah les festivals.

J'en ai déjà parlé à Elsa, la stagiaire de AS&M qui va s'occuper des envois: "Je vais être sur ton dos, et j'ai une liste comme ça de festivals à qui envoyer le film", je lui ai dit.

Je suis tombé là sur une interview que je trouve absolument captivante réalisée par Chris Jones, le gros gourou de la réalisation de films fauchés, où il rencontre Alex Fazeli, le réal d'un court sur la CIA nommé IN THE DARK. Fazeli parle de son expérience d'inscriptions et d'envois dans les festivals, ainsi que ses premiers retours sur la diffusion proprement dite, comment gérer un festival, savoir quoi y faire, les risques, les trucs à éviter, les bons conseils.

L'interview vidéo dure 20 minutes et elle est ici

Dans l'interview, il dit un truc très juste: c'est qu'un réal c'est constamment un mec qui doit vendre. Tu vends ton scénar à des gens. Tu vends tes choix d'acteurs au prod. Tu vends ton projet à des chaînes. Et puis à la fin tu vends ton film aux festivals... et surtout au public.

Donc être à fond là dedans me semble super important... et pas que pour l'ego et la gloriole, même s'il y a de ça, forcément (disons que c'est une bonne incitation à s'y mettre), mais vraiment pour la diffusion de ton film, et son futur succès... et le tien. Parce qu'un film qui n'est pas vu... ça n'existe pas.

14 avril 2009

MINIMUM OVERDRIVE sur No Life


Jamais enterré ce film... MINIMUM OVERDRIVE passe ce mois-ci sur No Life dans le cadre de l'émission Format Court, avec en prime une petite interview de moi.
Les diffusions ont commencé dimanche soir et se poursuivent de çi de là... Aujourd'hui, l'émission passe à 15h, par exemple.
Je vais tâcher de mettre en ligne l'interview, pour ceux que ça intéresse (j'y ai d'ailleurs gentiment pimpé LE PORTAIL).
mise à jour
Claire, une des foruméennes du forum Elsa Lunghini a gentiment mis en ligne la mini-interview. La voici.

9 avril 2009

Premier montage



A la fois triste et sublime, cette photo...

Bon hier avec Dan on a fini un premier montage du film. Pré-mixé de manière plutôt violente, sans générique de fin, avec quelques musiques temporaires, des plans inachevés... Mais on a testé le diamant brut sur des gens et ça semblait bien fonctionner. On a eu des remarques assez précises et isolées, ce qui est assez rassurant. On nous a pas signalé d'énorme problème structurel, de truc complètement foireux ou autre...

Du coup le lendemain (à savoir hier, mercredi), on a fignolé le montage avec Dan, corrigé des trucs, et sorti une version basse déf monstrueuse du film qui ressemble aux scènes coupées qu'on peut trouver sur un DVD (image 4/3 pixelisée, etc.... il manque plus que le timecode et le Property of Black Bird Productions / AS&M en dessous).

Au total, pour l'instant, on aura monté 7 jours, sachant qu'on faisait pas des vraies journées à cause des horaires de travail de Dan. Donc en gros on a eu peut-être 5 vrais jours de montage. Je vais mettre le DVD dans le frigo une bonne semaine, le temps de "l'oublier" (genre) et puis on va se le remater à tête reposée avant de retourner chez les gens de Dum Dum (ils sont vraiment super cools) fignoler tout ça, mettre un générique, etc.

Bon donc tout va bien. Après 10 jours avec des horaires de cadre, là c'est le retour au train-train et ça fait tout chose.

31 mars 2009

Montage


Aujourd'hui, premier jour de vrai montage du PORTAIL avec Dan chez une boîte de post-prod qui nous prête gentiment une salle. Dans la pièce d'à côté, ça monte L'ELEGANCE DU HERISSON (cherchez pas), au deuxième étage, y a Kounen qui fini son film sur Coco (non pas celui-là... pas celui-là non plus... l'autre).
On est dans une petite salle bien sympa, tout pépère, dans notre coin. Les images rendent bien et, pour l'instant, aucun souci technique. J'ai scotché deux gros morceaux de gaffer sur l'écran pour simuler le futur scope. Artisanal...
Ca va durer comme ça jusqu'à vendredi. Tranquille.

19 mars 2009

Des photos du PORTAIL



Quelques photos du tournage de mon court-métrage LE PORTAIL sont disponibles ici.

Y a pas encore grand chose mais faut être patient pour la suite.

2 mars 2009

Clap de fin


Bon bah me revoilà revenu d'une semaine de folie. Pur tournage de 6 jours, exténuant et exaltant.
L'ambiance était incroyable, l'équipe soudée, les repas (du soir) fun, les images superbes, les acteurs généreux...
Perso, j'ai vécu un truc super fort et j'ai hâte de monter tout ça. Encore un enormissime merci à tout le monde, vous m'avez fait un magnifique cadeau que je risque pas d'oublier.

22 février 2009

Prêt à tourner Hibulaire


Bon ben c'est parti demain pour 6 jours de tournage sur LE PORTAIL, mon nouveau court-métrage. L'équipe est en place, les acteurs choisis, le matos entre nos mains...
Je balancerai des photos très prochainement. Si vous voulez passer sur le plateau, passez moi un petit coup de fil.
Comme disait mon prof Max: "Ca risque d'être intéressant"...

18 février 2009

J -5


J-5 avant le début du tournage de mon film.

Je suis dans un état d'excitation non-stressée assez sympa. Les journées sont bien remplies mais pas du tout angoissantes. Ce qui est fabuleux c'est de pouvoir bosser direct dans un BUREAU. Genre un vrai BUREAU quoi. Avec des mecs derrière des portables qui préparent le film, s'interpellent de derrière leurs écrans et font des walk and talk sur 1 ou 2 mètres.

Sur le mur on a le plan du collège où on va tourner. Sur la table j'ai des story-boards éparpillés de çi de là. Le chef déco vient régler un problème. Tel ou tel acteur t'appelle pour répondre à une question. Ca tue.

Le plus chaud dans l'histoire c'est d'arriver à apprécier tout ça, d'en profiter un maximum, de se baigner dans cette atmosphère d'énergie positive (vu que dans 10 jours, c'est fini), tout en gardant l'esprit sur le film.

Comme dit Xavier le chef op', "Sympa, c'est pas un métier". Et au final tout le monde s'en branle de savoir que l'ambiance dans le bureau était super sympa, qu'y avait des dessins au mur où je-ne-sais-quoi... On dit que "Pain is temporary, film is for ever". Mais le pleasure il est temporary aussi et tout ce qui va compter c'est les photons qu'on va balancer sur le capteur.


Mais bon bref c'est super exaltant et ça fait plaisir de se sentir entouré et encouragé. Avec Noony quand tout ça a commencé je sais pas si on imaginait que ça deviendrait un aussi gros truc. Ca reste un court, mais à mon échelle là je suis dans TITANIC hein. Comme dit Mufti, il paraît loin le temps du 720x576.

J'ai reçu un mail l'autre jour avec l'horaire d'une réunion pour jeudi. Et dans les adresses en en-tête, y avait le nom d'un mec que je connais même pas. Pour quelqu'un qui a eu l'habitude jusqu'ici de faire le gros du truc lui-même, de savoir qu'y a un INCONNU qui va bosser sur mon film, ça fait étrange... mais c'est fun.

Bref le truc est en de bonnes mains. Tout le monde semble compétent et surtout assez chaud.

Reste à transformer la bonne ambiance en bon film...

29 janvier 2009

Une affaire de moral(e)

Je suis allé voir CHE - PART 2 (ouais c'est ça le vrai titre) hier soir, dans le cadre du début de ma rétrospective des "films en retard" (LES NOCES REBELLES, VALKYRIE, SLUMDOG MILLIONNAIRE, le magnifiquement titré RELIGOLO...). A un moment, Soderbergh fait un travelling depuis une bagnole qui suit la jeep du Che parcourant les chemins sinueux des montagnes boliviennes.
La caméra suit la voiture et tremble, saute, s'agite, sans doute à cause de la route de graviers. Vraiment, la caméra bouge beaucoup!
Et voilà... c'est ça que j'adore dans les films hollywoodiens ou les films à gros budget: tout est le fruit de ton CHOIX. En tout cas rien ou presque ne paraît subi.
Si moi j'avais fait ce même travelling derrière la jeep, aussi tremblotant, on aurait pensé que j'avais pas le choix, à cause de mes moyens. Que j'ai du me contenter d'un travelling vibrant. Mais on sait que Soderbergh pourrait faire un travelling stabilisé... donc il a forcément CHOISI l'effet qu'on voit à l'écran.
Bref c'est un truc auquel je pense assez souvent ces temps-ci.
Bon sinon la prépa de mon court avance bien. J'ai les principaux membres de mon casting, l'équipe se met en place (un chef op' y a deux jours, une maquilleuse hier, peut-être aujourd'hui quelqu'un à la déco).
C'est assez exaltant à vivre. Je recommande.

19 janvier 2009

Battleship Grey

La (trop) vaste majorité des films français sont tournés à Paris.

A Paris il fait souvent gris.

Est-ce pour ça que la plupart des films français ont une image toute grise ?

Vous avez deux heures.

6 janvier 2009

Pré-production

Ce triangle, on le connaît bien. C'est celui qui te tourne dans la tête constamment quand t'es en train de préparer un film.

Là, théoriquement (et même concrétement), je suis en pré-prod sur mon nouveau court-métrage. Alors évidemment j'ai toujours ce petit triangle en tête, sachant que je ne peux avoir que deux des trois pointes à la fois.


Je peux faire un film rapidement et économiquement, mais il sera nul.
Je peux faire un film rapidement et bien, mais il coûtera cher.

Je peux faire un film économiquement et bien, mais ça prendra du temps.

Evidemment, aucune des trois options n'est pleinement satisfaisante. Sachant que j'ai peu d'argent, je peux pas faire travailler les gens longtemps. Rien que ça, ça fout tout en l'air. Donc something's gotta give (tout peut arriver heuheuheu) et il faut sacrifier un peu de tout, en essayant de sacrifier le moins possible la qualité.

C'est un jeu de vase communiquant constant. Et mine de rien, c'est assez exaltant.


Ce qui est bien dans cette histoire, c'est que je sens énormément de bonne volonté autour de moi. Guillaume est bien remonté. Les gens chez qui on va tourner, autrement dit la mairie de Marcoussis, sont adorables et très ouverts. Je suis en train de constituer une bonne petite équipe régie. J'ai une copine que j'aime beaucoup en scripte. J'espère avoir mon pote Clément en assistant. Donc tout va bien.

Alors évidemment cette pré-prod ne ressemble pas à ce fantasme que moi le cinéphile geek peut en avoir. Autrement dit, être Peter Jackson et arriver chez Weta, regarder des dessins trop bons aux murs, corriger un truc sur un maquillage d'Orque, et ensuite descendre dans une salle de réunion cossue ou une armée d'assistants est en train de marteler le plan de travail, avant de m'envoler pour tchater avec Elijah Wood dans un restaurant d'hôtel.


C'est plus roots (ouais l'expression de l'ancien temps), mais pas moins exaltant. Evidemment, tout est long à faire (se déplacer, attendre les réponses, faire venir les gens). Mais quand on sent qu'on a des gens avec soi, qui sont embarqués dans l'aventure à tes côtés, tout est plus facile.

Ce qui est chiant par contre, c'est qu'il me faut lutter un peu contre l'impression que j'ai de gêner. C'est horrible ça. Tout à l'heure j'ai visité un collège où on va peut-être tourner. Donc la directrice, super serviable, nous promène à travers les lieux en nous montrant les différentes salles, etc. Moi j'avais un caméscope sur moi et à chaque fois j'allais vite fait faire quelques plans dans la salle pour en avoir un bref rendu à l'image. Mais toujours j'avais peur de faire chier les gens qui m'attendaient, qu'ils s'ennuient, qu'ils se disent "Déjà lui on vient l'aider et en plus il nous fait attendre"...


Alors que non. Enfin, j'ose espérer que non. Mais c'est chaud. C'est dur de faire son truc, paisiblement, sans commencer à se mettre des barrières psychologiques. Se convaincre qu'on fait chier les gens. Peut-être que c'est ça la vraie confiance en soi ?

Je sais que quand je dirige des acteurs, j'ai toujours du mal à leur demander de faire beaucoup de prises. Et évidemment je sais que j'ai tort, mais bon.


Bref, tout ça pour dire que je sens beaucoup de bonne volonté et que ça me fait énormément plaisir. Là on va booster les choses vu qu'on tourne dans un mois et demi. Mais tout va bien, je me sens bien, et ça fait plaisir.

3 janvier 2009

Après Passe-Temps et Passe-Partout...

Cette image est absurde quand même...

Bon ça vient de PASSEMERVEILLE, un film de Guillaume Massart (un court, je vous rassure) qui va passer au Cinéma des Cinéastes à Paris le 31 janvier à 12h. C'est au 7 avenue de Clichy.

J'y serai. Je suis assez curieux de voir ce que ça va donner et voir si le père Zad saura mettre son talent là où se trouve sa bouche. Mwahahahaha.

La page Facebook du truc.

11 décembre 2008

Banlieua


A l'époque où je faisais pas mal la tournée des festivals amateurs avec MINIMUM, j'ai eu l'occasion de manger des kilomètres de courts fauchés, tournés en vidéo, avec des potes, et plus ou moins réussis.
Un truc que j'ai remarqué, et que j'ai commencé à trouver de plus en plus (involontairement) génial, c'est que c'est films, bien qu'il soient souvent des resucées de films pré-existants (comédie débile, film de kung-fu, d'action, film d'horreur légerement parodique pour excuser la pauvreté des effets, etc.) montraient des choses qu'on ne voyait pas dans le cinéma français "professionnel" (Léo me tuerait s'il lisait ce message).
En gros, ça montre la maison de papa-maman. Avec la toile cirée sur la table. Ca montre le petit quartier résidentiel de banlieue. Avec les 206 garées à cheval sur le trottoir. Et les petits plots.
J'ai repensé à ça en regardant CODE RADAMANTHYS ALPHA, un court amateur, l'autre jour. C'est de là que viennent les photos. Pour résumer, c'est une poursuite à tonalité mi-action, mi-fantastique. Mais au lieu de se dérouler à Brooklyn ou dans un canal asseché, ça se déroule dans une espèce de mini-banlieue résidentielle française quelconque et très vraie.
Et autant le cinéma américain est très suburban, autant le ciné français, peut-être grâce au poids démesuré de Paris dans sa production, reste très urbain. Ou alors carrément campagnard (Guiraudie), ou banlieue(chaude)sard (Rabah Ameur-Zaïmeche).
Mais ces petites baraques... ces petites rues un peu tranquilles... bidon et familières... finalement elles sont peu montrées. Sauf dans les courts amateurs, donc.

1 décembre 2008

Au cinéma j'ai maté MENSONGES D'ETAT


J'ai vu récemment MENSONGES D'ETAT de Ridley Scott. Bon déjà, je trouve le déchaînement d'avis mitigés un peu injuste pour ce film qui, s'il est clair qu'il fait redite (déjà avec deux autres films du même réa, KINGDOM OF HEAVEN et BLACK HAWK DOWN, qui abordaient des thématiques similaires avec un regard un peu détourné - mais aussi avec pas mal de films américains récents situés au Proche-Orient) est néanmoins assez sympathique dans sa construction et met en scène deux personnages avec une dynamique assez originale entre eux... et surtout servis par de très bons acteurs. Bon bref.

C'est donc un film situé en Irak, en Jordanie, etc, etc... On y parle d'Al-Qaïda, d'Islam, de Tikrit... on est en plein dans l'actualité.

Et pourtant malgré toutes ces références, y a un truc, un détail, qui plus que tout m'a vendu le réalisme de l'histoire et son ancrage dans le monde réel: en arrivant dans je-sais-plus-quel pays, Russell Crowe raconte son voyage et dit qu'il a regardé POSEIDON dans l'avion.

La phrase est jetée comme ça, on sourit brièvement de l'incongruité du truc venant d'un agent U.S. en mission, et on passe à autre chose. C'est même pas réellement une blague. Et pourtant cette petite phrase m'a tout de suite aspiré dans la fiction du film et m'a convaincu de sa réalité.

Le film est soudain daté (on est sans doute quelque part en mi/fin 2006), il se passe dans le monde réel... Ca a fonctionné super bien sur moi.

Plus tard, Russell Crowe raconte qu'il doit amener ses deux filles voir le spectacle LE ROI LION... une deuxième fois. Là, c'est une blague. On prend une référence populaire justement super connue et on la cite car on connaît l'effet de décalage et d'humour que ça va créer. C'est pas du tout le même mécanisme que la réf à POSEIDON.

Bref, ce qui m'énerve, et que j'envie, c'est cette décontraction américaine par rapport aux références à la culture pop jetées comme ça. Je parle pas de Kevin Smith ou autre qui ne vit que pour ça (références geeks jetées tous azimuts et qui sont le propos même du film, limite). Je parle de citer comme ça, à la cantonnade, un blockbuster plutôt méconnu et mal aimé d'il y a deux ans, sans même chercher à en faire un gag.

En France, j'ai l'impression qu'on ira tout de suite dans le truc super populaire ou connu ("J'ai maté les CH'TIS"). Ou alors dans le titre de film INVENTE pour justement créer une blague ("Mon curé chez les papous").

Citer POSEIDON dans ce contexte, c'est comme si dans un film français, un personnage disait "Dans l'avion j'ai maté MAUVAISE FOI". Ou "J'ai regardé TOUTE LA BEAUTE DU MONDE".

Des films plutôt récents, mais pas non plus vus de tous... Quand est-ce la dernière fois qu'on a vu ça ? Je prends évidemment ça en exemple pour parler d'un truc plus général qui est le non-ancrage des films français dans la culture réelle de leur temps. Je parle pas des films ultra-réalistes à la ENTRE LES MURS... mais juste des produits de divertissement qui se passent ici et maintenant et qui pourtant semblent complètement étanche à la réalité des petits détails de la vie.

Citer des vraies émissions de télé pas forcément les plus connues... citer des titres de films... de chansons... ou alors, évidemment - et ça c'est l'exemple ultime - des hommes ou des partis politiques. Pourquoi le Président du film éponyme ne voit-il pas le nom de son parti cité, alors qu'au même moment, aux Etats-Unis, THE WEST WING met en scène un gouvernement ouvertement Démocrate ?

Bref... petite anecdote pour finir. Je me souviens avoir maté un film américain où à un moment, à la question "Où t'as chopé ça ?", le personnage répond "On Amazon.". Le sous-titre français ? "Sur internet". Pourquoi ne pas citer le nom D'UN DES PLUS GROS SITES DE VENTE PAR CORRESPONDANCE DU MONDE ? Peur que les gens ne pigent pas ? Recherche du plus petit dénominateur commun ?

C'est chaud quand même.

25 novembre 2008

EON


Il y a quelques jours, on sonne chez moi. En décrochant l'interphone un peu trop violemment, je l'envoie valdinguer dans ma gueule et me le prends dans la joue. C'est un bout de plastique propulsé moyennement vite depuis une distance de cinquante centimètres. Et pourtant je me suis fait SUPER mal. Genre quand je touchais ma paumette le restant de la journée, j'avais mal.

Samedi, en allant voir QUANTUM OF SOLACE une troisième fois (c'est le premier film que je vois 3 fois en salle depuis le dernier STAR WARS, bizarrement), je vais pisser aux chiottes de l'UGC Bercy. Je verrouille la porte (ouais moi je pisse dans les cabines, pas aux pissotières) et en me retournant je me prends de plein fouet l'arrête d'une espèce de "faux plafond" plus bas qui couvre une des parties de la cabine (c'est super dur à décrire). Sous le choc, je TOMBE littéralement par terre, en me tenant la tempe. Ca faisait, mais vraiment, SUPER MAL. Et pendant la séance, j'ai bien senti la douleur, je sentais limite mon cerveau qui gonflait dans la boîte cranienne et tout. Et là j'ai encore une petite marque bleue.

Bref, tout ça pour dire que c'est deux petits coups "de tapette". Et pourtant ça m'a vraiment sonné à chaque fois.

Et ça rejoint donc une réflexion que je me fais depuis quelque temps sur les bagarres au cinéma... ce truc qui m'enerve et que je trouve assez con, qui est qu'un coup de poing, au ciné, c'est tout ou rien.

Soit tu t'en prends un, ou plusieurs, et t'as quasiment aucune marque ni aucune incapacité dans les minutes ou heures qui suivent.

Soit tu t'en prends UN SEUL et tu T'EVANANOUIS.

Le juste milieu ? Ca existe pas ? Et pourtant, qu'est-ce que ça coûte de mettre un bleu sur la gueule de l'acteur pendant le restant du film ? Je parle pas d'aller complètement dans le réalisme (pour prendre l'exemple de QUANTUM OF SOLACE, Bond devrait être violet pendant tout le métrage). Mais juste d'accentuer un petit peu ça. Dans mon souvenir, il garde une marque sur le pif pendant une bonne partie du film. C'est un bon début.

On connaît tous ce syndrôme qui fait que tu peux mettre un évenement réel dans un film et personne ne vas y croire tellement ça paraît faux (les deux fameux aveugles dans FOUTAISES de Jean-Pierre Jeunet). Mais on peut viser le truthiness, comme dirait Stephen Colbert. Un truc qui n'est pas réel non plus, mais qui donne l'impression de réalité.

16 novembre 2008

Paris, je t'aime bien


Si je suis "monté" à Paris (est-ce qu'on dit aussi "monté" si on a passé son enfance à Lille ?) c'est pour faire du cinéma. La capitale de la France est aussi sa capitale du cinéma. Un max de salles, un max de V.O., quasiment tous les producteurs, une bonne majorité des acteurs, et aussi des aspirants cinéastes (mon pote Thierry dit toujours: "Je monterai pas à Paris pour pas avoir à me bousculer avec tous les autres mecs qui veulent faire du ciné, à Montpellier j'ai toute la place pour moi").
Bref Paris c'est la capitale française du ciné. Mais aussi de la politique. Et de l'art. Et de la finance. Et de la mode.
Peut-on faire pays plus centralisé que la France ? Les Allemands ont leur centre financier à Francfort, il me semble. Les italiens jurent par les défilés de Milan. Aux Etats-Unis, Los Angeles centralise le divertissement, NY la finance, Washington la politique...

Ici, tout est réuni. Une seule ville. Et "tout" y est. Il y a sans doute des raisons historiques à ça. Et nombreux sont ceux à vouloir "décentraliser"... A désengorger Paris et aider la province.

D'ailleurs qu'est-ce que c'est que ce concept de "province" ? Que le mot existe, c'est normal. Qu'il soit utilisé à tout bout de champ, je trouve ça plus étrange. En gros, la province, c'est "tout ce qui n'est pas Paris". N'y a-t-il pas dès la naissance et surtout le "répandage" de ce concept toute une mentalité qui se met automatiquement en place ?
Plus que les raisons historiques de la centralisation, j'ai l'impression que c'est le language et l'état d'esprit des gens qui en sont la vraie cause.
Les campagnes du Larzac, le centre-ville de Marseille, le pôle aéronautique du côté de Toulouse, la plage de Biarritz, le Parlement Européen de Strasbourg... tout ça c'est "la province". Un seul mot, un seul sac. Une ville vs. tout le reste.
En cinéma, on parle au sujet des entrées des films du "coefficient Paris/Province". On fait pas un coefficient "Villes/campagne". On fait un coefficient "Paris/Province". Qu'est-ce que c'est censé signifier ?
En lisant Téléramoin l'autre jour je lis un article sur le tournage du PETIT NICOLAS de Laurent Tirard (désolé, Zad). Au début du texte: "Un tournage au coeur du 16e arrondissement". Ah. Le 16e arrondissement. Mais de quelle ville ? Le 16e arrondissement de Marseille ?
Dans la même revue, un portrait du mec qui a fait J'IRAI DORMIR A HOLLYWOOD. Sa maison "est logée au bord du périphérique nord". Mais de quelle ville ? On en saura pas plus.
La réponse aux deux questions est évidemment Paris. Mais pourquoi évidemment ? N'y a-t-il pas chez les médias une responsabilité dans la création et l'éréction du "mythe Paris" ? N'est-ce pas de là que vient l'"obligation" morale que tant de gens ressentent à devoir monter à Paris ?

Décentraliser dans les faits oui... Financièrement, concrétement, etc, etc. Il faut. Et vite. Mais avant tout, ne faut-il pas changer le language ? Changer le ton ? Comme dirait xxBizooxx de chez Skyblog: "laché vos komz!!!"

15 novembre 2008

J'ai produit plusieurs films


J'ai passé le concours de la FEMIS trois fois. A chaque fois en déboursant des frais d'inscription. J'estime donc être quelque part co-producteur de tous les films produits par la FEMIS.

J'exige une part des éventuels bénéfices de chaque film réalisé entre 2002 et aujourd'hui. Merci.

6 novembre 2008

Excès


Quand tu fais un site, faut savoir choisir son nom. Pour preuve Excessif, la branche ciné de DVDrama (le site le plus premier degré du monde). Lorsqu'ils mettent en citation, sur l'affiche de VILAINE, "La meilleure comédie de l'année", la juxtaposition du nom du média prend tout son sens...